Adapter son style de management pour un leadership efficace
L'efficacité managériale réside dans l'adaptabilité, offerte par le management situationnel, favorisant le passage fluide d'un style à un autre pour améliorer les résultats, développer l’autonomie de vos collaborateurs et, évidemment, fidéliser les talents. Le choix du style de management adapté à chaque situation est vital.
Explorez les quatre niveaux d'autonomie et le style de management adapté, du directif au délégatif, pour calibrer votre approche managériale et mieux guider votre équipe.
Aucun style de management n'est intrinsèquement supérieur aux autres. L'essentiel réside dans la capacité à ajuster son approche en fonction des circonstances.
Manager une équipe implique de guider les individus en fonction de leurs missions spécifiques dans un environnement en constante évolution. Le style de management d'un manager est influencé par plusieurs facteurs :
Le manager lui-même, comprenant sa personnalité, sa culture, et son histoire.
Le contexte dans lequel il exerce ses fonctions, incluant la culture de l'entreprise, le système de pouvoirs et de reconnaissance, les pratiques managériales, ses interlocuteurs, et le degré d'urgence de la situation.
Le degré d'autonomie des collaborateurs, variable en fonction des compétences et de la motivation de chacun.
Quel style pour quelle situation managériale ?
Le manager n'a pas une liberté totale dans le choix de ses styles de management. Manager une équipe implique une gestion constante des individus en fonction de leurs missions et de l'évolution de l'environnement. Le manager ajuste son style en fonction des besoins spécifiques de ses collaborateurs et contribue ainsi au développement de leur autonomie. C’est le management dit contextuel ou situationnel.
La grille des styles de management aide à choisir le style adapté à chaque collaborateur en fonction de son niveau d'autonomie. Cette grille (voir plus bas) offre un cadre de réflexion avant l'action.
Le manager doit évaluer le degré d'autonomie de chaque collaborateur. Il adapte ensuite son style de management au niveau d'autonomie réellement constaté plutôt que celui revendiqué par le collaborateur.
De manière progressive, le manager adopte quelques attitudes correspondant au style adapté à une autonomie plus avancée que les compétences actuelles de son collaborateur, favorisant ainsi sa progression. Il doit également prendre en compte les éventuelles pertes d'autonomie et ajuster temporairement son style de management en conséquence.
Le niveau d’autonomie ou de maturité professionnelle d’un collaborateur dépend de plusieurs facteurs :
Savoir-faire : ses compétences en lien avec la tâche
Vouloir-faire : sa motivation à accomplir la mission
Pouvoir-faire : moyens à sa disposition pour réussir
Evaluer l’autonomie d'un collaborateur et choisir le bon style de management
La compréhension des 4 niveaux d’autonomie par le Manager lui permet de bien caler son style de management. Mais, attention, une même personne peut être très autonome sur un sujet et complètement novice sur un autre. L’autonomie s’estime donc sur une tâche ou une mission donnée, pas en général pour la personne.
Autonomie très faible
Le collaborateur attend que les informations, les idées viennent de l’extérieur, il doute de ses capacités à tort ou à raison. C’est le collaborateur “junior”.
Ne sait pas : Attend les informations, connaissances et idées de l'extérieur et du manager. Ne fait rien en l'absence d'indications. Ne lie pas ses connaissances à la mission à accomplir. Ne mobilise pas son expérience sans directives.
Ne veut pas : Redoute la responsabilité et doute de ses capacités. Peut se déclarer prêt, mais abandonne facilement face aux obstacles. Ne mesure pas bien les difficultés et peut déclarer que "c'est impossible" ou qu'il "n'y a rien à faire".
Le manager adopte alors un style directif. Il structure, dirige, contrôle.
Autonomie faible
Le collaborateur commence à "savoir" et "vouloir". Il développe sa compétence et est motivé dans son travail.
Ne sait pas bien : Attend des explications du manager sur la tâche et la méthode. Pose des questions sur le pourquoi et le comment, établissant des liens avec ses connaissances existantes.
Veut bien : S'intéresse et souhaite faire plus avec un soutien accru (explications, idées, temps dédié). Aimerait également plus de réassurance sur sa compétence.
Le manager adopte alors un style persuasif. Il mobilise et encourage.
Autonomie moyenne
Le collaborateur possède les compétences et montrant un certain degré de confiance en lui. Cependant, son attachement fort à ses idées et son manque occasionnel de recul nécessitent une approche équilibrée du manager.
Sait faire : Possède les compétences nécessaires et identifie celles qui lui manquent, cherchant éventuellement des compléments. Toutefois, il est fortement attaché à ses idées, parfois difficilement conscient des implications de celles-ci sur l'environnement. Bien qu'il soit très désireux de réussir, il peut manquer de recul.
Veut bien à certaines conditions : Confiant en ses compétences, il exige la liberté d'agir selon ses propres méthodes. Bien qu'il pense avoir besoin d'aide, il sollicite l'appui du manager. Il prend l'initiative dans la demande de ressources.
Le manager adopte alors un style associatif. Il fait participer.
Autonomie forte
Le collaborateur présentent un niveau élevé d'autonomie, possédant toutes les compétences et démontrant la capacité de prendre des décisions de manière indépendante. C’est le collaborateur “senior”.
Sait faire : Possède l'ensemble des compétences nécessaires et identifie celles qui pourraient lui manquer, les complétant par une démarche personnelle. Il démontre du recul par rapport aux conséquences de ses activités, permettant une transmission efficace de son savoir-faire à un débutant.
Veut faire : Confiant en sa capacité à réussir, il sait transmettre cette confiance et sa motivation. Il investit uniquement l'énergie nécessaire et est capable de s'intéresser à d'autres domaines.
Le manager adopte un style délégatif. Il délègue et donne de l'autonomie sur les missions.
Pour découvrir en détail chacun des 4 styles de management, vous pouvez lire cet article.
Améliorer son style de management avec le management situationnel
Dans la quête d'un management performant, la clé réside dans l'adaptabilité. Choisir le style de management adéquat en fonction des personnalités, des profils, et des contextes, c'est opter pour le management situationnel. La transition fluide d'un style à un autre est un enjeu majeur. Le management situationnel requiert une connaissance approfondie de son propre mode de fonctionnement, une évaluation précise des circonstances, et une analyse fine de l'équipe avec laquelle on interagit.
Cette flexibilité, nécessaire pour améliorer les résultats, mais surtout pour attirer, retenir, et fidéliser les talents, repose sur la capacité à abandonner son mode de fonctionnement habituel. Être un leader agile, capable de jongler avec habileté entre les différents styles, devient une nécessité impérieuse pour les managers d'aujourd'hui.
Pour s'engager sur cette voie du progrès, l'acquisition de nouveaux outils s'avère incontournable. La consolidation de ces compétences passe par une pratique régulière et une analyse approfondie, notamment au travers d'un accompagnement personnalisé tel que le coaching. C'est dans cette dynamique d'amélioration continue que je vous propose d'explorer ensemble les chemins du leadership et du management performant. Optez pour l'excellence managériale, initiez votre parcours de coaching dès aujourd'hui.
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Laissez-moi vous présenter ici ce que le coaching peut vous apporter. Si vous voulez développer votre potentiel, contactez-moi.
Pour mieux comprendre les 4 styles de management : Directif, Persuasif, Associatif ou Délégation, lisez mon article ici.